NS4 — Terminale · SVT (Biologie)
Génétique : le monohybridisme
Lignées pures, dominance et codominance, générations F1 et F2, échiquier de croisement, croisement-test, puis deux exemples humains : les groupes sanguins ABO et la drépanocytose.
- Série SVT
- Série SMP
- Série SES
- Série LLA
- 5 pages · 11 questions
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Le vocabulaire de la génétique
Le monohybridisme est l’étude de la transmission d’un seul caractère héréditaire, gouverné par un seul gène, d’une génération à l’autre. Gregor Mendel l’a étudié vers 1865 en croisant des pois.
- gène : portion d’ADN qui détermine un caractère (couleur, forme…) ; il occupe un emplacement précis, le locus, sur un chromosome ;
- allèles : versions différentes d’un même gène (par exemple « lisse » et « ridé ») ;
- génotype : ensemble des deux allèles d’un individu (une cellule diploïde possède deux exemplaires de chaque chromosome) ;
- phénotype : caractère observable qui résulte du génotype ;
- homozygote : les deux allèles sont identiques (LL ou rr) ; hétérozygote : ils sont différents (Lr).
Lignée pure
Une lignée pure est formée d’individus homozygotes pour le caractère étudié : croisés entre eux, ils donnent toujours des descendants identiques à eux-mêmes, génération après génération.
On écrit l’allèle dominant avec une majuscule et l’allèle récessif avec une minuscule : L (lisse) et r ou l (ridé).
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Dominance : la première loi de Mendel
Mendel croise deux lignées pures de pois : graines lisses (LL) × graines ridées (rr). C’est la génération parentale P.
Génération F1
Chaque parent ne fournit qu’un type de gamète : L pour le parent lisse, r pour le parent ridé.
Tous les descendants F1 sont Lr et ont des graines lisses.
La F1 est homogène : c’est la loi d’uniformité des hybrides de première génération.
Le caractère « lisse » apparaît seul en F1 : il est dominant. Le caractère « ridé », masqué, est récessif. Il réapparaîtra pourtant à la génération suivante.
Pureté des gamètes
Lors de la formation des gamètes (méiose), les deux allèles d’un gène se séparent : chaque gamète ne reçoit qu’un seul allèle. Un hybride Lr produit donc 50 % de gamètes L et 50 % de gamètes r.
En cas de dominance, l’hétérozygote a le même phénotype que l’homozygote dominant : on ne peut pas les distinguer à l’œil nu.
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La génération F2 et l’échiquier
On croise les hybrides F1 entre eux : Lr × Lr. Pour trouver les descendants, on construit un échiquier de croisement (tableau de Punnett) : les gamètes d’un parent en colonnes, ceux de l’autre en lignes.
| Gamètes | L ($\frac{1}{2}$) | r ($\frac{1}{2}$) |
|---|---|---|
| L ($\frac{1}{2}$) | LL — lisse | Lr — lisse |
| r ($\frac{1}{2}$) | Lr — lisse | rr — ridé |
- génotypes : $\frac{1}{4}$ LL, $\frac{1}{2}$ Lr, $\frac{1}{4}$ rr (proportions 1 : 2 : 1) ;
- phénotypes : $\frac{3}{4}$ lisses, $\frac{1}{4}$ ridées (proportions 3 : 1).
Avec des effectifs
Sur 800 graines de F2, on attend environ $\frac{3}{4} \times 800 = 600$ graines lisses et $\frac{1}{4} \times 800 = 200$ graines ridées. Mendel avait obtenu 5 474 lisses et 1 850 ridées, soit presque exactement 3 pour 1.
Réponse à la question du bac 2016 : en F2, le phénotype majoritaire est le phénotype dominant ($\frac{3}{4}$ des individus).
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Croisement-test et codominance
Le croisement-test (test-cross)
Comment savoir si une plante à graines lisses est LL (pure) ou Lr (hybride) ? On la croise avec un individu homozygote récessif rr, qui ne fournit que des gamètes r.
| Individu testé | Descendance obtenue | Conclusion |
|---|---|---|
| LL × rr | 100 % Lr, toutes lisses | l’individu est de lignée pure |
| Lr × rr | 50 % lisses (Lr), 50 % ridées (rr) | l’individu est hybride |
C’est ainsi qu’on met en évidence la pureté d’une lignée : un seul descendant récessif suffit à prouver que l’individu testé est hétérozygote.
Codominance (ou dominance incomplète)
Chez la belle-de-nuit, le croisement de fleurs rouges (RR) et blanches (BB) donne une F1 entièrement rose (RB) : aucun allèle ne domine. En F2, on obtient $\frac{1}{4}$ rouges, $\frac{1}{2}$ roses, $\frac{1}{4}$ blanches.
Sans dominance, chaque génotype a son propre phénotype : les proportions phénotypiques de F2 deviennent 1 : 2 : 1.
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Deux exemples chez l’être humain
Les groupes sanguins ABO
Le gène du groupe sanguin possède trois allèles : A, B et O. Les allèles A et B sont codominants entre eux, et tous deux dominent l’allèle O, qui est récessif.
| Groupe (phénotype) | Génotypes possibles |
|---|---|
| A | AA ou AO |
| B | BB ou BO |
| AB | AB |
| O | OO |
Exemple
Un père de groupe A (AO) et une mère de groupe B (BO) peuvent avoir des enfants des quatre groupes : $\frac{1}{4}$ AB, $\frac{1}{4}$ A (AO), $\frac{1}{4}$ B (BO) et $\frac{1}{4}$ O (OO).
La drépanocytose
La drépanocytose est une maladie héréditaire de l’hémoglobine, fréquente en Haïti et en Afrique. L’allèle S (hémoglobine anormale) est récessif et porté par un autosome. Les globules rouges des malades (SS) prennent une forme de faucille et bouchent les petits vaisseaux.
- AA : sain ;
- AS : porteur sain (trait drépanocytaire), sans maladie mais capable de transmettre S ;
- SS : malade.
Deux parents porteurs AS ont, à chaque naissance, une probabilité de $\frac{1}{4}$ (25 %) d’avoir un enfant malade SS et de $\frac{1}{2}$ d’avoir un enfant porteur.
Examen
Examen : le monohybridisme
Réponds aux 11 questions. Pour les pourcentages, écris seulement le nombre (par exemple 50).
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1. On croise deux lignées pures de pois, à graines lisses (dominant) et à graines ridées. Quelle est la F1 ?
À corrigerTa réponse : —
Bonne réponse : 100 % lisses
LL × rr donne uniquement des Lr. L’allèle L étant dominant, toute la F1 est lisse (loi d’uniformité).
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2. Quelles sont les proportions phénotypiques attendues en F2 (F1 × F1) dans un cas de dominance complète ?
À corrigerTa réponse : —
Bonne réponse : 3 : 1
Lr × Lr donne $\frac{1}{4}$ LL, $\frac{1}{2}$ Lr et $\frac{1}{4}$ rr, soit $\frac{3}{4}$ de phénotype dominant et $\frac{1}{4}$ de phénotype récessif : 3 : 1.
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3. Une F2 issue du croisement Lr × Lr compte 800 graines. Combien de graines ridées (rr) attend-on ?
À corrigerTa réponse : —
Bonne réponse : 200 graines
La proportion de rr est $\frac{1}{4}$ : $800 \times \frac{1}{4} = 200$ graines ridées.
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4. Un individu hétérozygote Lr produit 50 % de gamètes L et 50 % de gamètes r.
À corrigerTa réponse : —
Bonne réponse : Vrai
Vrai : à la méiose, les deux allèles se séparent et chaque gamète n’en reçoit qu’un (pureté des gamètes).
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5. Quel croisement permet de savoir si une plante à graines lisses est homozygote ou hétérozygote ?
À corrigerTa réponse : —
Bonne réponse : un croisement-test avec un homozygote récessif rr
Le croisement-test (test-cross) avec rr révèle directement les gamètes de l’individu testé dans le phénotype des descendants.
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6. On croise une plante lisse hétérozygote Lr avec une plante ridée rr. Quel pourcentage de descendants à graines ridées attend-on ?
À corrigerTa réponse : —
Bonne réponse : 50 %
Lr × rr donne $\frac{1}{2}$ Lr (lisses) et $\frac{1}{2}$ rr (ridées), soit 50 % de ridées.
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7. Si un croisement-test donne 100 % de descendants à phénotype dominant (sur un grand nombre), l’individu testé est de lignée pure.
À corrigerTa réponse : —
Bonne réponse : Vrai
Vrai : un individu LL ne fournit que des gamètes L, donc tous les descendants sont Lr et de phénotype dominant.
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8. Chez la belle-de-nuit, rouge × blanc donne une F1 entièrement rose. Quelles proportions de phénotypes trouve-t-on en F2 ?
À corrigerTa réponse : —
Bonne réponse : 1 rouge : 2 roses : 1 blanche
Sans dominance (codominance), chaque génotype a son phénotype : $\frac{1}{4}$ RR rouges, $\frac{1}{2}$ RB roses, $\frac{1}{4}$ BB blanches.
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9. Une personne de groupe sanguin O a pour génotype :
À corrigerTa réponse : —
Bonne réponse : OO
L’allèle O est récessif : le groupe O n’apparaît que chez les homozygotes OO.
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10. Un père de groupe A et une mère de groupe B peuvent avoir un enfant de groupe O.
À corrigerTa réponse : —
Bonne réponse : Vrai
Vrai, si les deux parents sont hétérozygotes (AO et BO) : la probabilité d’un enfant OO est alors de $\frac{1}{4}$.
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11. Deux parents porteurs sains de la drépanocytose (AS × AS) attendent un enfant. Quelle est la probabilité, en pourcentage, que cet enfant soit malade (SS) ?
À corrigerTa réponse : —
Bonne réponse : 25 %
Chaque parent transmet S avec une probabilité $\frac{1}{2}$ : $\frac{1}{2} \times \frac{1}{2} = \frac{1}{4}$, soit 25 %.
Sources : épreuves officielles utilisées
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Bac 2016, Biologie-Géologie (« Homozygote ») — Phénotype majoritaire en F2, mise en évidence de la pureté, test permettant de différencier homozygote et hétérozygote, justification par des croisements
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Juillet 2022, séries SES-SMP-LLA (« Cytologie ») — Deuxième partie : drépanocytose et groupe sanguin ; Première partie : linkage, gonies et caryotype
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